L'entreprise ALAIN GIBERT est spécialisée en intermédiaires du commerce de gros.
Faire simple, c’est compliqué. Ça ne vient pas toujours comme ça, ne se décrète pas. C’est comme l’inspiration. Ou comme l’élégance, surtout l’élégance discrète, ça tient à un rien. C’est naturel chez les plus chanceux, mais ça ne fait pas tout. Souvent, le travail sans le talent ou le talent sans le travail ne suffisent pas. Et puis la tentation est grande de chercher des raccourcis, de prendre en marche des trains qui ne vont pas vraiment où on voulait, bref de se perdre un peu en route… Mais il y en a qui savent où ils vont et dégagent une forme de sérénité rassurante, de confiance en eux qui n’a rien à voir avec l’ego, dessinent des trajectoires parfaites qu’on pourrait ne pas voir sans s’arrêter un instant pour ça. Parfaites parce qu’elles mènent à un sommet : le leur, celui de personne d’autre, qu’importe ce et ceux qu’il surplombe. C’est une histoire de cohérence. L’artiste et l’homme sont en parfaite cohérence et cela se ressent lorsqu’on rencontre Alain Gibert ou qu’on écoute son nouvel album. Opération Topaze et Alibi en sont par exemple les brillantes démonstrations. Il faut oser passer ainsi d’une cold pop francophone plutôt dans l’air du temps à un presque-reggae d’apparence un brin anachronique. Mais on peut avoir compris aussi bien Daho et Bowie que Souchon et Costello, écrire de vrais tubes sans qu’ils soient tout à fait creux, s’autoriser la légèreté, peut-être même la variété parce qu’après tout, pop devrait toujours vouloir dire populaire.